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    Médecin libéral : sur 100 € gagnés, combien vous reste-t-il vraiment ?

    URSSAF, CARMF, CSG, impôt : un médecin libéral ne garde souvent qu'environ la moitié de ce qu'il dégage. Et sa retraite CARMF peut remplacer moins d'un quart de son revenu net. Notre simulateur chiffre les deux en trois minutes.

    Publié le 30 septembre 2026 · Greyvale

    Le chiffre que personne ne vous montre

    Votre 2035 affiche un bénéfice. Votre avis d'imposition, un impôt. Vos appels URSSAF et CARMF arrivent séparément, à des dates différentes, avec leurs régularisations. Personne ne vous présente la seule question qui compte : sur 100 € que vous dégagez, combien finissent réellement sur votre compte ?

    Nous avons construit un simulateur pour y répondre avec les paramètres 2026 : assiette sociale réformée, cotisations URSSAF des praticiens conventionnés, CARMF, barème de l'impôt sur le revenu. Puis nous l'avons fait tourner sur des profils que nous rencontrons chaque semaine.

    Radiologue en secteur 2 : 50 € sur 100

    Prenons un radiologue de 45 ans, secteur 2, marié avec deux enfants, qui dégage un bénéfice de 280 000 €. Avant cotisations, son revenu professionnel atteint environ 382 000 €. Sur 100 € :

    • 21 € partent en cotisations sociales (URSSAF et CARMF)
    • 8 € en CSG et CRDS
    • 21 € en impôt sur le revenu
    • 50 € lui restent

    Son revenu net disponible avoisine 192 000 € par an. C'est confortable. Le problème se situe ailleurs.

    La falaise de la retraite

    S'il part à 64 ans, ce même radiologue percevra une pension CARMF d'environ 3 700 € nets par mois. Elle remplace à peine 23 % de ce qu'il perçoit aujourd'hui, avec une décote sur le régime de base puisqu'il n'aura pas tous ses trimestres à cet âge.

    Le jour de son départ, son niveau de vie est divisé par quatre, sauf s'il a construit autre chose entre-temps. C'est le point aveugle de la plupart des médecins que nous recevons : la retraite CARMF est perçue comme une base solide, alors qu'elle est plafonnée et proportionnellement d'autant plus faible que le revenu est élevé.

    Le généraliste en secteur 1 n'est pas épargné

    Un médecin généraliste de 38 ans, secteur 1, célibataire, avec un bénéfice de 110 000 €, conserve environ 56 € sur 100. Le secteur 1 bénéficie d'une prise en charge importante de ses cotisations par l'Assurance maladie : près de 19 000 € par an dans ce cas.

    Sa pension estimée représente environ 42 % de son revenu net. Pour viser 60 %, il devrait épargner près de 1 000 € par mois dès maintenant et jusqu'à sa retraite.

    Ce que la simulation fait apparaître

    Au-delà du constat, le simulateur identifie les leviers adaptés à votre situation :

    • Le PER individuel : pour notre radiologue, le plafond de déduction disponible dépasse 62 000 €. Un versement de 28 000 € réduit son impôt d'environ 11 500 €, soit 41 % de l'effort financé par l'État
    • L'exercice en SELARL à l'IS : au-delà de 150 000 € de bénéfice et avec une vraie capacité d'épargne, la question mérite une étude chiffrée — la réponse n'est jamais automatique
    • L'arbitrage OPTAM pour certains praticiens de secteur 2
    • La prévoyance des jours 4 à 90 : la CARMF n'indemnise qu'à partir du 91e jour, alors que les frais du cabinet continuent de tomber

    Sur le PER, voir notre analyse détaillée : PER : le levier retraite que les dirigeants sous-utilisent.

    Trois minutes, sans engagement

    Le simulateur médecin libéral Greyvale vous demande votre spécialité, votre secteur, votre bénéfice et votre âge. Vous obtenez immédiatement :

    • la décomposition de vos 100 € entre cotisations, CSG et impôt
    • votre pension CARMF estimée et votre taux de remplacement
    • l'effort d'épargne nécessaire pour maintenir votre niveau de vie
    • vos premiers leviers d'optimisation

    Les résultats sont indicatifs : ils reposent sur des hypothèses standard (revenu constant, carrière libérale continue, paramètres 2026). Ils ne remplacent pas une analyse de votre situation, mais ils posent les bons chiffres sur la table.

    Les versements PER déductibles de vos revenus 2026 doivent être effectués avant le 31 décembre. Faire le calcul maintenant, c'est se garder trois mois pour agir. Lancer la simulation.

    Simulateur médecin libéral

    Lancer ma simulation

    Cette stratégie s'applique-t-elle à votre situation ?

    Un premier échange d'une heure, sans engagement et sans facturation, pour analyser votre situation et vous dire franchement quels leviers sont pertinents pour vous.