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    Médecins et professions libérales : les clés d'une gestion patrimoniale réussie

    SELARL, SPFPL, SCM, PER : décryptage des outils spécifiques aux professions libérales. Focus sur la situation des médecins et leurs enjeux patrimoniaux.

    Publié le 29 juillet 2026 · Greyvale

    Professions libérales : des enjeux patrimoniaux spécifiques

    Médecins, avocats, chirurgiens-dentistes, pharmaciens, architectes… Les professions libérales partagent des caractéristiques patrimoniales communes : des revenus élevés mais irréguliers, une fiscalité lourde (souvent dans les tranches supérieures), une protection sociale insuffisante et une retraite fragilisée par les régimes obligatoires.

    Prenons l'exemple emblématique du médecin pour illustrer ces enjeux et les solutions qui existent. Ce cas est représentatif car il concentre toutes les problématiques typiques des professions libérales, avec quelques spécificités propres au monde médical.

    Le passage en SELARL : un levier sous-exploité

    Historiquement, la plupart des médecins exercent en BNC (Bénéfices Non Commerciaux), c'est-à-dire en nom propre. Ce statut expose la totalité du revenu à l'impôt sur le revenu et aux cotisations sociales (URSSAF + CARMF), soit un taux effectif global pouvant dépasser 55 à 60 % pour les revenus supérieurs à 150 000 €.

    Le passage en SELARL (Société d'Exercice Libéral à Responsabilité Limitée) permet un arbitrage entre rémunération et dividendes. Le médecin se verse un salaire raisonnable (soumis à charges sociales) et peut distribuer le surplus en dividendes, soumis à la flat tax de 31,4 %. L'économie peut atteindre 15 000 à 40 000 €/an selon les revenus.

    Attention toutefois : le passage en SELARL n'est pas pertinent pour tous les médecins. Il faut que le revenu soit suffisamment élevé (généralement au-delà de 120 000 € de bénéfice) et que le professionnel soit prêt à assumer les contraintes de la forme sociétale (comptabilité plus lourde, obligations juridiques, coût de gestion).

    La SPFPL (Société de Participations Financières de Professions Libérales) ajoute un étage supplémentaire : elle détient les parts de la SELARL et permet de centraliser les investissements patrimoniaux dans une structure dédiée. C'est l'équivalent de la holding pour les professions libérales, avec les mêmes avantages en termes de réinvestissement et de transmission.

    La retraite : le maillon faible des professions libérales

    La CARMF (pour les médecins) ou la CIPAV (pour les professions non réglementées) offrent des pensions modestes au regard des revenus d'activité. Un médecin généraliste avec 35 ans de cotisation peut espérer une retraite de l'ordre de 2 500 à 3 500 €/mois — très loin de ses revenus d'activité.

    La stratégie retraite doit être construite sur plusieurs piliers :

    • PER individuel : déduction fiscale à la TMI (jusqu'à 45 %), idéal en phase d'activité pour les tranches marginales élevées
    • Contrats Madelin (pour les anciens contrats) ou PER : versements déductibles avec un plafond majoré pour les TNS
    • Assurance-vie : complément de revenus en phase de retraite, fiscalité allégée après 8 ans, souplesse des rachats partiels
    • Immobilier : revenus locatifs réguliers, idéalement via SCPI ou SCI pour la simplicité de gestion et la diversification

    L'objectif est de reconstituer un revenu de remplacement représentant au moins 60 à 70 % du revenu d'activité. Cela nécessite une planification rigoureuse, idéalement dès le début de carrière.

    La prévoyance : protéger sa capacité à exercer

    Pour un professionnel libéral, la perte de capacité à exercer est le risque n°1. Les garanties obligatoires (CARMF, CIPAV) sont souvent insuffisantes :

    • Indemnités journalières plafonnées et carence longue
    • Invalidité : rente faible par rapport aux revenus habituels
    • Décès : capital insuffisant pour protéger la famille

    Un contrat de prévoyance individuel doit couvrir :

    • L'incapacité temporaire (maintien de revenus dès le 8ème ou 15ème jour)
    • L'invalidité professionnelle (rente en cas d'impossibilité d'exercer sa profession, pas n'importe quel emploi)
    • Le décès (capital + rente conjoint + rente éducation enfants)

    La notion d'invalidité « professionnelle » est cruciale : un chirurgien qui ne peut plus opérer mais qui pourrait exercer un emploi administratif doit être considéré comme invalide au sens de son contrat. Vérifiez soigneusement les clauses avant de souscrire.

    Investissement et diversification

    Les professions libérales ont un atout : des revenus élevés qui permettent une capacité d'épargne importante. L'enjeu est de diversifier intelligemment :

    • Assurance-vie luxembourgeoise : pour les patrimoines dépassant 250 000 €, la meilleure solution en termes de protection et de flexibilité
    • SCPI : revenus réguliers, diversification immobilière sans gestion, rendements de 4 à 6 % nets
    • Private equity : rendements potentiels élevés, horizon long terme, idéal via un FAS luxembourgeois
    • PEA : enveloppe fiscale avantageuse pour les actions européennes, exonération d'IR après 5 ans

    Notre expertise professions libérales

    Greyvale accompagne de nombreux professionnels libéraux dans la structuration et l'optimisation de leur patrimoine. Nous connaissons les spécificités de chaque profession, les régimes sociaux associés, et les leviers d'optimisation propres à chaque situation. Notre approche : un audit complet suivi d'une stratégie personnalisée, mise en œuvre de bout en bout, avec un suivi régulier pour ajuster la stratégie en fonction de l'évolution de votre carrière et de votre vie personnelle.

    Article à vocation informative, à jour des règles connues à sa date de publication. Il ne constitue pas un conseil personnalisé. Tout investissement comporte un risque de perte en capital ; les performances passées ne préjugent pas des performances futures.

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